« Qui contrôle le passé, contrôle le futur; qui contrôle le présent, contrôle le passé » George Orwell, 1984

samedi 18 juin 2016

ISIS ne sont pas sunnites. Ils sont une manigance britannique et salafiste pour créer un Neo-Califat





Évidemment, ils sont en train de s'efforcer de peindre ISIS avec une brosse indélébile comme étant un mouvement "sunnite", afin d'inculquer intentionnellement la peur et qu'elle menacerait d'attirer une plus grande par la suite, et donc de déclencher un conflit plus important dans le Moyen-Orient déjà instable.


Mais ISIS ne sont pas sunnites. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.  ISIS sont Salafistes, l'une des principales manifestation d'un phénomène moderne de l'islam que les savants ont appelé  "Revivalisme". Les revivalistes islamiques ont deux choses importantes communes. Ils ont tous été parrainés par les britanniques, et se distinguent par un rejet du droit islamique traditionnelle.

L'effort de la communauté de codifier la complexité de la loi islamique est l'une des grandes réalisations intellectuelles de l'histoire humaine. Et au cours du IXe siècle, il est apparu la reconnaissance que les détails essentiels ont été examinés avec minutie, et qu'il était temps de procéder à la mise en œuvre de la justice de l'islam, et ce n'était pas seulement un débat sur ce sujet. Il a donc été décidé à l'unanimité que quatre grandes écoles seraient reconnues comme représentatives de l'orthodoxie sunnite. Les écoles, connues comme des Maddhabs, différaient sur ​​des points mineurs, mais ont été considérées comme mutuellement compatibles.

Par conséquent, la loi islamique était essentiellement incorruptibles. Elle avait été formulée par ses plus grands esprits, et des pouvoirs strictes ont été imposés à ceux qui seraient admissibles à les interpréter et les mettre en vigueur. A partir de là, les portes de l'Ijtihad (du raisonnement indépendant) ont été considérées comme clôturées.

Ceci a posé un défi important pour les Britanniques, qui voulaient poursuivre leur stratégie de "Diviser pour mieux Régner", en créant des sectes et des pourritures de la religion. Ils ont parrainé donc une vague de ces soi-disant "revivalistes" qui ont tous agis en appelant à une ré-ouverture des portes de l'Ijtihad, en commençant par Mohammed Abdul Wahhab, au milieu des années 1700.

Wahhab, un Crypto-juif, soutenu par son sponsor, un autre crypto-Juif, Ibn Saoud, l'ancêtre du nom donné au royaume, a dénoncé chaque génération avant lui, comme étant tombé dans le Kufr (apostasie, mécréance), sauf pour les premiers générations à avoir suivi le Prophète Mohammed, connu sous le nom de Salaf. En d'autres termes, il a rejeté toute l'époque qui a produit les détails de la tradition juridique islamique et les Maddhabs. Au lieu de cela, il a appelé à un retour aux sources, le Coran et la Sunna, sans souillure par l'opinion "humaine". Il a donc aussi appelé un "djihad" contre les musulmans, d'abord au sein de l'Arabie, et, finalement, contre l'Empire ottoman.

En 1932, encore une fois avec le soutien britannique, le clan Saoud a pris le contrôle de l'Arabie, où ils ont procédé à leur propre nomination, et d'al Haramain, l'enceinte sacrée de la Mecque et de Médine, enfilant ainsi de très faux semblants d'être des défenseurs de l' islam sunnite. En 1933, ils ont signé continuellement des concessions pétrolières à la Standard Oil de Rockefeller, restant la principale source de pétrole pour cette société, qui a maintenant évoluée pour devenir ExxonMobil, troisième plus grande entreprise du monde par les recettes, et la deuxième plus grande société cotée en bourse par capitalisation boursière.

La richesse extraordinaire d'Arabie a été un facteur clé dans leur soutien à la propagation du wahhabisme, ainsi que de faire des liens avec le mouvement salafiste, qui sont depuis essentiellement devenus un même organe. Le salafisme a commencé à la fin du dix-huitième siècle, dirigé par un imposteur notoire et agent britannique du nom de Jamal ud Din al Afghani. Afghani était non seulement le Grand Maître de la franc-maçonnerie de l'Égypte, mais aussi soi-disant une figure de proue de la Fraternité Hermétique de Luxor, qui a joué un rôle central dans la montée du Renouveau Occulte Européen, conduisant à la Société Théosophique de Helena Petrovna Blavatsky, qui est considérée la marraine du mouvement New Age et de la Golden Dawn et puis finalement l'Ordo Templi Orientis (OTO) d'Aleister Crowley. Afghani était aussi une source fondamentale des enseignements maçonniques de la nation rebelle de l'islam, Nation of Islam, aux États-Unis.

Comme les wahhabites, l'objectif de la mission salafiste était d'appeler à une ré-ouverture des portes de l'Ijtihad et un disciple de Mohammed Abduh du leader Afghani a été installé par les Britanniques comme Mufti à la prestigieuse université d'Al Azhar, où il a procédé à utiliser des prétextes pour réécrire les lois de l'islam pour répondre aux besoins de ses sponsors. Selon les propres mots d'Afghani, tel que cité dans Elie Kedourie, Afghani et Abduh: Essai sur l' incroyance religieuse et le militantisme politique en Islam moderne (Afghani and Abduh: An Essay on Religious Unbelief and Political Activism in Modern Islam):
Nous ne coupons pas la tête de la religion, sauf avec l'épée de la religion. Par conséquent, si vous deviez nous voir, vous voyez des ascètes et des fidèles, à genoux et en génuflexion, jamais désobéissant aux commandements de Dieu et faisant tout ce qu'ils reçoivent l'ordre de faire.
Un gestionnaire britannique d'Afghani, Wilfred Scawen Blunt, a été le premier à proposer la mise en place d'un contrôle britannique du "Califat" (chef de file de l'ensemble de la communauté musulmane) pour remplacer l'Empire ottoman. En 1881, lorsque Blunt a visité Abdul Qadir al Jazairi, un Franc-maçon et le héros algérien résidant en exil à Damas, il a décidé qu'il était le candidat le plus prometteur pour le Califat, une opinion partagée par Afghani et Abduh.

L'idée d'un néo-Califat a ensuite été activement poursuivie par Thomas Edward Lawrence, alias "Lawrence d'Arabie", qui a réussi la révolte arabe contre l'Empire ottoman au nom des Britanniques à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le but avoué de la révolte arabe était une autonomie pour les peuples arabes de l'Empire ottoman, la création d'un seul État arabe unifié de la Syrie au Yémen, sous une marionnette Califat, où Hussein serait proclamé "roi de tous les Arabes".

Le projet de la création d'un néo-Califat a été conçu par l'équipe du Moyen-Orient à Londres, qui comprenait le ministre des Affaires étrangères Lord Curzon, Robert Cecil et son cousin Arthur Balfour, et aussi Mark Sykes et David George Hogarth, le chef du Bureau arabe. Ils ont été rejoints par Winston Churchill et Arnold Toynbee, qui était le chef de la Table Ronde de "l'Institut royal des affaires internationales (RIIA), l'organisation sœur du CFR des Rockefellers. Esquissant la politique de Lawrence:
Si le sultan de Turquie venait à disparaître, le Califat d'un commun accord de l'Islam tomberait sous la famille du prophète, le représentant actuel de ce qui est Hussein, le Sharif de La Mecque. Les activités de Hussein semblent bénéfiques pour nous, car il marche avec nos objectifs immédiats, l'éclatement du bloc islamique et la perturbation de l'Empire ottoman, et parce que les États qu'il a mis en place seraient aussi inoffensifs pour nous que la Turquie était. Si la manipulation est correctement traitée dans les États arabes, elle resterait dans un état de mosaïque politique, un tissu d'envieux jaloux incapables à la cohésion, et pourtant toujours prêt à combiner contre une force extérieure.
Les gestionnaires d'ISIS (Mossad, CIA, MI5 ou tout ceux qui précèdent) ont beaucoup appris au fil des ans. Ils ont fait une erreur en choisissant Ben Laden qui était un ingénieur par l'éducation et la profession, et donc n'a pas réussi à convaincre le monde islamique de ses qualifications pour se mettre en place en tant que leader ou pour interpréter les nuances du Jihad. De même, lorsque le mollah Omar, le chef des talibans, a finalement gagné le contrôle du pays de l'Afghanistan, il diffuse largement l'enthousiasme des prétendus radicaux du monde musulman, celui-ci visait seulement le résultat, se déclarant par avance lui-même "Amir ul Mumineen," ou le "Commandeur des croyants".

Mais maintenant, la situation semble s'interprétait aussi plus rapidement par les manipulateurs cachés d'ISIS.  Il a été par exemple annoncé que non seulement le chef d'ISIS, Abu Bakr al-Baghdadi, qui avait maintenant osé se déclarer "Calife" du monde des musulmans, a obtenu un diplôme de maîtrise et un doctorat en études islamiques de l'Université islamique de Bagdad, mais il est aussi un descendant du prophète Mouhammed, une condition supposée préalable pour le poste.

Le rétablissement d'un Calife dans le monde de l'Islam est l'aspiration universelle des musulmans. Par chaque musulman désespéré par les ravages de l'impérialisme occidental, ainsi que son parrainage aveugle des rapaces sionistes. Mais cela les rend particulièrement manipulables par leurs ennemis, qui osent soutenir de fausses oppositions, ou des joueurs de flûtes comme Al Baghdadi.

Mais ils ont fait une erreur colossale: ils ont à tort prétendu qu'ISIS est une "organisation sunnite". Depuis l'absence de véritable autorité sunnite, avec la chute de l'Empire ottoman en 1924, les Saoudiens ont profité du vide pour financer leurs interprétations aberrantes, et ont réussi dans une large mesure à tromper le monde que le wahhabisme et le salafisme ne sont que des tendances de réforme à l'intérieur du sunnisme. Et pour la plupart, de nombreux musulmans en sont convaincus. Cependant, le problème avec les musulmans d'aujourd'hui est qu'ils sont enclins à l'extrémisme et ils identifient par erreur à tord comme "charia", précisément pour la raison qu'ils ont été séparés de leur véritable tradition juridique islamique, qui se trouve dans la suite des Maddhabs.

Une fois qu'ils reconnaissent cette vérité, ils ne seront plus susceptible à se soumettre comme ISIS. Mais plus dangereusement encore, ils auront retrouvé leur véritable héritage, ce qui les rend incorruptibles et une force indomptable comme jadis.

 Traduction Dailycensorship de
 

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